gabarit conte jour 9

À la rencontre de Jésus avec Hannah et Michel – Jour 9 : Un long voyage dans le temps

 

Puis au bout d’un temps indéfinissable, ils atterrissent dans un océan de poussière. La  lumière est forte. Hannah plisse les yeux pour mieux voir. Michel tousse un peu et regarde sa sœur.

« Hannah, Tes vêtements ! » La petite, qui était en effet vêtue d’un sweat, d’une paire de  baskets et d’un jean, se trouve à présent habillée d’une tunique de lin bleu et les baskets ont fait place aux sandales de cuir. Michel se regarde alors. Lui aussi a une tunique de lin blanc et des sandales en cuir. Il leur reste quand même leur sac à dos. 

« Où sommes nous? » Dit Hannah,  à l’adresse de son frère.

« Aucune idée. »

Ils se dressent sur leurs jambes. Ils sont sur une colline. Le sol est en terre battue. Un peu partout se dresse une multitude de beaux oliviers. Ils regardent plus loin, et là, devant eux se dresse une grande ville. Enfin, cela ressemble à une grande ville. Et au milieu, il y a comme une colline sur laquelle est construit un énorme château. Enfin un énorme bâtiment qui ressemble à.. à quoi d’ailleurs? Les enfants n’ont jamais rien vu de la sorte. Et tout d’un coup, dévalant les collines, les enfants voient arriver deux jeunes garçons qui semblent avoir leur âge.

« Alexandre  Attends moi! » Dit le plus petit qui est loin derrière.

« Allez Rufus, dépêche toi, tu vas encore être le dernier. » Le petit garçon qui répond au nom d’Alexandre s’arrête à la hauteur de Michel et Hannah.

« Salut! Ça va? Que faites vous là? » 

« Bonjour, je m’appelle Michel et voilà ma sœur Hannah. »

« Moi c’est Alexandre. Et voilà mon lambin de frère Rufus. »

« Où sommes nous exactement? » Interroge Michel.

« Là ? bah, sur le mont des Oliviers, » répond Alexandre.

« Et la ville en face, c’est quoi?  »

« Ben Jérusalem. Oh l’ami, tu es bizarre, toi, Tu es étranger comme nous. Nous, on habite loin aussi. Mais on est venu pour le boulot de papa. »

Hannah et Michel restent bouche bée. Les voilà à Jérusalem.

« Mais quelle année sommes-nous? »

« Oh dis, tu en poses ces questions bizarres toi… Tu as soif? Le soleil t’a peut-être un peu tapé sur la tête, non? » Hannah reste muette.

Elle ne sait plus quoi penser.

« Heu. C’est à dire que je pense qu’on est un peu perdu… Ouai peut être faudrait qu’on trouve un téléphone pour appeler nos parents. »

« Un quoi? » demande Alexandre.

« Un téléphone pour appeler? »

« Oh, je ne sais pas de quoi tu parles. Tu as l’air d’avoir eu chaud toi. Tu veux un peu de mon jus de figue? » Le garçon lève gentiment une petite gourde en peau qu’il porte en bandoulière.

« Euh non merci, j’ai ma gourde dans mon sac à dos. » dit Michel en montrant son sac à dos.

Alexandre regarde le sac à dos vert vert fluo de Michel, comme s’il n’avait jamais vu  cette couleur de sa vie. Et lorsque ses yeux tombent sur celui d’Anna, rose et violet, avec une tête de licorne en peluche sur le devant,il en perd complètement la parole.

« Ça alors! Mais qu’est-ce donc que votre besace de dos, ça a l’air vachement pratique. Et puis ton animal là, il est trop rigolo. » «Ho si vous êtes perdu..  mon père pourra peut-être vous aider!  Nous devons le retrouver près du temple. Venez avec nous! »

Le petit Rufus prend alors la parole.

« Vous ne voulez pas faire une petite partie de billes  avant ? » « mais pas maintenant Ruf, on est pressé.. Allez, venez !»

Hannah et Michel se regardent. Ils ont l’air gentils. On peut sûrement leur faire confiance. Ils suivent donc les deux frères qui marchent vite.

Anna peine à suivre : « dit Michel… Jérusalem, c’est loin de saint Rémy ?  Pourquoi on est là?  Tu connais quelqu’un qui habite à Jérusalem? »

« Oui. Enfin non. Bon, écoute Hannah, je ne comprends pas comme toi ce que nous faisons là. Mais.. mais.. le mont des Oliviers, Jérusalem, ça ne te parle pas du tout? »

« Euh. Ah si, attends, Jérusalem, c’est la ville de Jésus. C’est ça? »

« Oui, exactement. Le mont des Oliviers, c’est là où il a passé sa dernière soirée avec ses disciples avant d’être arrêté. » 

« Hein? Mais qu’est-ce qu’on fait là? Et pourquoi on est habillé ainsi? »

« Je ne sais pas, mais on va le découvrir, ne t’inquiète pas. »