gabarit conte jour 17

À la rencontre de Jésus avec Hannah et Michel – Jour 17: Souccot : la fête des tentes

 

Voilà Hannah et Michel qui repartent avec André et Nathanaël sur les sentiers escarpés  de la Jordanie

« Direction Jéricho ! » annonce André. « Nous arriverons avant la nuit, je pense. »

Nathanaël tend un fruit à Hannah.

« Tu en veux? Ce sont mes fruits préférés, les figues. »

Hannah se laisse tenter. Elle est gourmande et les bons petits plats de maman lui manquent un peu.

« Mmmhhh Quel délice! » dit elle.

Nathanaël sourit.  « C’est bon hein? » 

« Succulent. »

« Pourquoi tu cherches le maître? »

La petite réplique  « Et toi, pourquoi le suis-tu? »

Cette petite a décidément un tempérament de feu, se dit le jeune homme.

« Et bien moi, je le suis parce que c’est le Fils de Dieu. »

Hannah le regarde, réfléchit et lance : « Ben moi pareil. » Puis le silence se fait sur le chemin.

« Nous allons arriver à Jéricho. C’est la fête des tentes. Ça a commencé il y a deux jours. Vous verrez, c’est très joyeux », dit André.

« C’est quoi la fête des tentes? » S’exclame Michel.

« On commémore l’époque où le peuple juif était en exil et dormait sous la tente. Il n’y  avait pas de maisons en dur. Cette fête est célébrée pendant une semaine, une semaine d’action, de grâce et de joie. On construit des cabanes pour rappeler les tentes. »

Lorsque les enfants s’approchent de la ville, le soir approche et déjà le jour baisse. Ils distinguent des milliers et des milliers de palmiers. Plus ils s’approchent, plus ils entendent une clameur, une foule de gens qui chantent « Hosanna! Hosanna! » Ils arrivent sur une esplanade et là, ils voient des tentes de  bambou dressées un peu partout. Sur les toits de toiles, sont installé des grandes palmes et les gens chantent, dansent, il y a des feux et des bougies allumées, c’est très joyeux. Certains dansent même au rythme de la musique et poussent des cris de joie. Les enfants sont hypnotisés par ce spectacle.

C’est alors qu’un homme de toute petite taille se plante devant André:

« Bonjour André, bonjour Nathanaël. Soyez les bienvenus. Le maître n’est pas avec vous ? »

« Bonjour, Zachée. Non, il est en Galilée. Nous sommes en route pour le retrouver. Nous faisons la route avec ses deux enfants qui le cherchent aussi. »

« Bénis soient ses enfants », dit Zachée. « Ma maison vous est ouverte si vous avez besoin d’un lieu pour dormir cette nuit. »

« Dieu te bénisse, Zachée. Nous acceptons avec joie. »

 Ce soir. La fête bat son plein.  La joie est omniprésente. Nos quatre compagnons suivent le petit homme jusqu’à sa demeure. Là encore, les enfants se retrouvent dans une cour avec une bâtisse gigantesque. Mais cette bâtisse semble avoir été divisée en deux. Dans la cour semble cohabiter une foule de gens, enfants, femmes et hommes sont là et fêtent aussi les tentes.

Zachée explique : « Après le passage de Jésus, j’ai donné toute la partie de droite de ma maison aux  pauvres de la ville. J’ai gardé cette petite partie qui est amplement suffisante pour moi et ma famille. » 

André lui répond : « Te voilà devenu donc un homme juste, Zachée. »

« Oh! André! Le maître s’est invité chez moi. Moi qui était détesté par tous. Tous savaient que je profitais de mon métier de collecteur d’impôts pour voler et  m’enrichir. Et lui, il s’est invité chez moi. J’ai été bouleversé par sa demande.  

Il m’a dit  »Zachée, aujourd’hui je viens déjeuner chez toi ».

Tous me fuyaient alors personne ne voulait même me parler. Et lui, il est arrivé et il est  venu chez moi. André, Son regard plein d’amour et de patience, son regard, ce regard m’a transformé.  C’est comme si il avait pris tous mes méfaits et les avait brûlés par son regard  flamboyant d’amour. J’ai eu envie de devenir bon, juste et droit.  Et j’ai changé ma vie. J’ai rendu à ceux que j’avais volé et j’ai partagé avec les pauvres. Et tu sais quoi, André? Et bien, je suis bien plus heureux à présent que je vis avec moins de choses et que je fais attention aux plus faibles. »