gabarit conte jour 20bis

À la rencontre de Jésus avec Hannah et Michel – Jour 20 : De belles rencontres

 

Non loin de là, il y a un village… et nos quatre amis trouvent refuge dans ce village. Il s’avère que c’est un jour de marché.  Michel s’arrête devant un étalage de pains chauds, croustillants, qui sent merveilleusement bon.

Le boulanger a l’air aussi bon que l’odeur de ses pains. C’est un géant d’au moins deux mètres qui a des mains aussi grosses que la tête d’ Hannah.  Il sourit. Le petit garçon lui achète du pain qu’il partage avec ses compagnons de route.  Tous les quatre croquent avidement dans ce morceau de pain.

« Il est bon mon pain », dit le boulanger.

« Si vous saviez, cher monsieur, Nous avons bien cru ne jamais plus en goûter. Nous nous sommes perdus en chemin. Nous venons de Jéricho. Nous sommes épuisés. Regardez, ma sœur, elle ne tient plus debout. Vous n’auriez pas un peu de place chez vous pour nous loger moyennant quelques pièces? Nous sommes tellement éreintés ».

L’Homme sourit de nouveau et ouvre grand ses énormes bras: « Soyez les bienvenus. »

Les quatre compagnons se posent alors chez le boulanger et s’endorment aussitôt.

Le lendemain matin, à l’aube, Michel est réveillé par une odeur de pain chaud. Hannah dort encore profondément. Le petit garçon se lève et dans la salle attenante, le boulanger s’affaire déjà. Tamiser la farine. Mettre de l’eau. Ajouter le levain. Pétrir la pâte. S’armer de patience.  Mettre la miche dans un four de pierre chauffé par le feu. Attiser les braises. Michel apprend les rudiments du métier de boulanger. Il comprend vite pourquoi les boulangers ont souvent le visage couvert de farine et pourquoi ils ont des mains larges et charnues. À force de pétrir, les mains s’adaptent. C’est tellement satisfaisant de voir le fruit de son travail prendre forme en quelques  heures. Tellement gratifiant de nourrir les gens.

Lorsqu’ils repartent, Michel a avec lui dans son sac de quoi subvenir à la suite du voyage : Cinq gros pains. Pendant ce temps, André et Nathanaël ont arpenté les rues du petit village et ont  rencontré un marchand d’huile d’olive qui descend vers Capharnaüm et qui veut bien les emmener dans sa caravane. 

« Une caravane? C’est quoi? » dit Hannah, qui se doute bien qu’il ne s’agit pas de la caravane qu’elle voit dans les  campings.

« Une caravane, ça signifie que nous retrouverons assurément le maître dès ce soir », dit Nathanaël.