Nathanaël s’approche des enfants et leur dit qu’il est temps de partir maintenant.
« Oh, oh, Nathanaël, comme je m’en veux. Je ne voulais pas que Michel donne tout. Je n’ai pensé qu’à nous, alors que Jésus avait besoin de tout, de tout ce qu’on avait pour en faire encore plus. »
« Hannah, tu apprends. Tu es encore petite. Dieu comprend, tu sais. Ne sois pas trop dure avec toi ».
« Où allons nous à présent? »
« Chez moi. »
« Et c’est loin ? » La petite commence à être bien fatiguée.
« Non, c’est juste en bas », dit Nathanaël.
Les deux enfants se lèvent alors et Nathanaël leur présente ceux qui se font appeler les apôtres, les hommes que Jésus a choisis pour marcher à ses côtés. « Les amis, voici deux courageux enfants que nous avons emmenés avec André. Ils cherchent Jésus. Je vous présente Hannah et son frère Michel. Hannah, Michel, voilà Pierre, c’est le frère d’André. Ici c’est Mathieu. Voilà Jacques et Jean qui sont frères aussi, là. Philippe, lui, c’est Judas. Là, il y a Jacques et Thaddée, frère également. Simon le Zélote. Et enfin lui, c’est Thomas. »
Chacun salue les enfants. Puis le petit groupe d’apôtres s’en retourne à Capharnaüm. Tous semblent songeurs, silencieux, méditant.
« Au revoir les amis. Nous vous retrouverons demain à Capharnaüm », dit Nathanaël. Michel ne dit pas un seul mot. Il est bien trop impressionné par ce qu’il a vu et entendu.
Ce soir là, les enfants se rendent compte que les vertus de foi, d’espérance et de charité des boucliers sont légèrement colorés. Depuis quelques jours, ils ont beaucoup évolué. Ils ont aimé, espéré et ils n’ont jamais cessé de croire que Jésus pouvait les aider. Ils sont visiblement sur la bonne voie.
Le lendemain matin, ils sont réveillés par Nathanaël. Quelqu’un l’a informé que Jésus se rendait à Cana aujourd’hui.
« Nous les retrouvons donc là bas. Le vent est favorable, nous prendrons mon bateau jusqu’au port de Tibériade. De là, nous trouverons sûrement des marchands pour nous emmener à Cana plus rapidement. Nous y serons en à peine quelques heures. »
Les enfants suivent donc Nathanaël, et pour la seconde fois en peu de jours, les voilà embarqués. Le bateau est un peu rustique, mais la traversée est rapide. Ils débarquent dans un port où règne une certaine agitation. Des marchands de tissus, de fruits et de légumes embarquent, débarquent, des pêcheurs vendent leurs poissons.
On entend la cacophonie du négoce sous l’œil avisé des légions romaines. « Regardez! Regardez! » crie Hannah. « Mon chameau! »
En effet, nos amis retrouvent là la caravane du marchand d’huile d’olive qui les a menés jusqu’à Bethsaïde. Ce dernier leur fait un signe amical. Les enfants s’approchent pour le saluer.
« Quelle aubaine! Il se rend à Cana. On peut venir avec vous? »
