Michel rentre chez Myriam. Hannah est visiblement plus apaisée. Elle est en train de préparer le repas avec Myriam. « On va trouver quelqu’un qui nous ramènera à Jérusalem, Hannah, c’est sûr. »
La petite reste silencieuse. Elle sent que le silence lui fait du bien, qu’il apaise son cœur. Les enfants dinent en silence. Les deux femmes respectent leur silence. Myriam leur dit, juste pour les encourager
« Vous allez trouver les enfants. Ne vous inquiétez pas, je vous accompagnerai bien, moi, mais… mais je ne peux pas laisser ma mère seule. Et elle ne peut pas accomplir ce voyage. Elle est trop fragile. »
À ce moment là. Quelqu’un frappe à la porte. Myriam se lève, apparaît sur le pas de cette porte, le vieux pêcheur grincheux de tout à l’heure. Il n’est pas seul. Il est accompagné d’une dame.
« Zébédée. Salomé. Que me vaut l’honneur de cette visite? Pierre n’est pas là… mais j’ai deux petits invités. Venez partager notre dîner. »
« Merci, Myriam pour ton hospitalité. J’ai en effet rencontré ton Michel. Il m’a dit qu’il cherchait quelqu’un pour l’emmener à Jérusalem. Avec Salomé, on va les emmener. Nous n’avons pas pu converser comme bon nous semble avec Jésus, nous sentons que nous n’avons pas pris le temps comme nos enfants, de nous asseoir et de l’écouter. Si bien que nous avons du mal à comprendre le chemin qu’ont pris nos enfants avec lui. Bref, c’est décidé, si tu es d’accord pour me confier les enfants, nous les emmenons demain pour Jérusalem. »
Les yeux d’Hannah brillent de mille feux, ceux de Michel pareillement.
Dieu soit loué, son fils voyage de-ci de- là, mais Dieu fait toujours en sorte qu’on puisse le trouver quand même.
Zébédée et Salomé salut les enfants : « Dormez bien les petits, prenez des forces. Nous partons demain à l’aube et le voyage sera épique. Vous avez ma promesse. »
