gabarit conte jour 15

À la rencontre de Jésus avec Hannah et Michel – Jour 15 : La chevauchée fantastique

 

A ce moment là, des bruits de sabots résonnent. Les deux hommes amènent cinq chevaux magnifiques.

« Allez, en route les amis », dit Nicodème. Michel devient un peu plus silencieux.

Les chevaux.. sa crainte absolue.. il n’a pas du tout du tout de bons souvenirs de cette vilaine chute qu’il a faite lors d’un stage de poney pendant les vacances. Alors qu’ Hannah aime passionnément les chevaux.

« Oh Regarde Michel, regarde comme ils sont magnifiques ! »

« Oh non! Misère de misère, de misère », dit Michel.

Hannah réplique  « Prie l’Esprit Saint, Michel, tu verras, ça marche. »  à la fois sérieuse et espiègle..

Le petit garçon invoque à son tour l’esprit et grimpe non sans peine sur le dos de sa monture.

Les voilà chevauchant les rues de Jérusalem.  Bientôt, ils quittent la ville et traversent des plaines désertiques très poussiéreuses. Les chevaux sont vaillants, ils avancent vite. Ils galopent durant des kilomètres.

Michel est balloté de droite et de gauche. Il a mal un peu partout mais tient bon malgré tout. Hannah, elle, est au comble du bonheur. Au poney club, il ne lui a jamais été permis de galoper si vite, si longtemps.

Au bout de quelques heures de cette chevauchée fantastique, les voilà qui arrivent près de la mer. Les enfants comprennent alors que le chemin n’est pas terminé. Là les attendent un  bateau d’environ dix mètres de long. Ils embarquent. Ils prennent la mer. Nicodème semble satisfait. Il dit que la météo est  bonne.

Les serviteurs qui les accompagnent sans mot dire depuis le début, de nouveau les guident. L’un dirige l’embarcation, l’autre semble gérer la tension de la voilure. Michel,  toujours avide d’explications, demande à Nicodème  : 

« Où sommes nous exactement?  Quelle est cette mer? » 

« C’est la Mer Morte, mon garçon » .

Hannah et Michel s’assoient à l’avant du bateau.

« Combien de temps va durer la traversée, Nicodème ? » 

«Selon le vent, mon garçon. Le vent, nul ne sait ni d’où il vient, ni où il va. Comme l’esprit.»

Nicodème fait référence aux explications que Jésus lui a donné la fameuse nuit où ils ont eu cette conversation. Michel et Hannah sourit d’un air entendu. Ces trois là commencent à bien se comprendre.

L’Eau est bleue, transparente;  la mer est calme, le temps est beau, le vent est discret.  Tout se prête à la méditation. Hannah sort le chapelet que Mamie leur a donné.

« Michel », dit elle en lui montrant son chapelet. Son frère comprend.

« Quel jour sommes  nous déjà?» 

« Le dimanche, les mystères glorieux. » 

Et voilà les deux enfants qui commencent à réciter leur chapelet.

Tout à coup, Hannah  s’arrête et dit:  « Michel, en fait, peut être qu’on va la rencontrer. »

«  Qui ça? » 

« Ben la Vierge Marie ! »

« Ah, peut être ! » 

Arrivés sur l’autre rive, les serviteurs font signe à Hannah de débarquer. Cette dernière, en se levant, envoie malgré elle son sac licorne valdinguer et le sac tombe à l’eau.

« Flûte! Mon sac! Mon bouclier. »

« Oh! Regarde Hannah, ton sac, il flotte! »

Michel prend alors le temps d’enlever sa tunique et se jette à l’eau pour récupérer le sac.

« Mais, mais quelle étrange sensation! Moi aussi je  flotte!  Oh! C’est trop drôle Hannah! Viens! C’est incroyable! On flotte dans cette eau! »

 Nicodème s’amuse à les voir expérimenter cette nouvelle sensation. Flotter sans bouée.

« L’eau est très salée ici. C’est pour ça que vous flottez. »

Hannah et Michel barbotent encore un peu, puis décident de poursuivre leur chemin. De nouveau, des chevaux les attendent.

« Oh non! Pitié! Pas encore … »

Nicodème, comme s’il avait compris, l’encourage : « Allez, mon garçon, ce n’est plus très loin. »