gabarit conte jour 24

À la rencontre de Jésus avec Hannah et Michel – Jour 24 : Cana !

 

LesvoilàquichameauchentdenouveauetarriventàCanaenmilieud’aprèsmidi. NathanaëletlesenfantsserendentàlasynagoguedelavilleenespérantyretrouverJésus.  Maiscederniern’estpasetsurtout,iln’apasétévudepuisuncertaintemps. Nathanaëln’enrevientpas.Ilestconfus. Ilauraétémalinformé. L’informateurétaitpourtantsifiable. 

« Oh,c’estpasuneépoquequandmême.SiJésusavaiteuuntéléphoneportable,çaauraitévitécegenrededétourpourrien »,ditHannahentresesdents.

Micheln’estpasnonplusdebonnehumeur.Jésussemblaitcommecommegagné,etilpensaitl’avoirtrouvéetpouvoirenfinluiparler.Et…Etvoilàqu’ilsembleéchapperdenouveau. Nathanaëlestdésoléetildemandepardonauxenfantsd’avoirmanquédediscernement. IlesttroptardàprésentpourrepartiràCapharnaüm.Nousallonsdemanderàdevieuxamisdenoushébergerpourcesoir.Vousverrez,ilssonttrèsgentils.

Lesenfantssontdépités,fatigués.Leursparentsleurmanquent.Lemoralestauplusbas.

Ilssuiventnéanmoins,certes,entraînantdespiedsetenaffichantdesminesrenfrognées, lepauvreNathanaëldanslespetitesruesdeCana. Bientôtcedernierfrappeàuneporte.Voilànostroisvoyageursaccueillisparunjeunecouple. Lapremièrechosequisaisitlesenfants,c’estlapaixquirègnedanscettemaison. Pasdebruittonitruant,Pasdesilencecafardeux.Justeunepaixsimpleetjoyeuse.

L’hommeetlafemmesontvisiblementheureuxdevoirNathanaëletaccueillentchaleureusementlesenfants. Ilssontdeceuxqui,parleursimpleprésence,apaiseetréconforte.

Lafemmes’appelleEsther.Elleaunvisagejuvénile,unregarddoux,unsourirequisemblenejamaiss’enaller.Elleestcalme.

L’hommes’appelleMataï.Ilestgrandetrobuste.IldonneuneaccoladedansledosdeMichelpourluisouhaiterlabienvenue.L’Accoladeestsivigoureusequ’elleremetlesidéesmorosesdupetitgarçonauplacard.

Michel,dépitéquelquesminutesauparavant,rentredansunediscussionaniméeavecNathanaël.Lesdeuxhommestententdedécrireàleurhôtelascènedelamultiplicationdespains.  Visiblement,ilsconnaissentbienJésus.

Esthers’aperçoitbienvitequ’Hannahabesoinderéconfort. « Quediraistu,jeunefille,deprendreunbonbainchaud? » Hannahaccepte. Estherditdeuxmotsàvoixbasseàsaservante,puisregardelapetiteaveccompassion.Elleneposepasdequestions,ellesembledevinerlalassitudeetlafatigueaccumulée.Ellesourit.

Auboutd’untemps,laservanterevient. EsthertendlamainàHannahetluifaitsignedelasuivre. Ellel’emmènedansunepetitepiècetouterempliedebuée.Là,ilyaungrandbacenboisdanslequelonaversédel’eaubienchaude.Çasentsibon. Hannahfermelesyeuxethumme unefoisencore l’airhumide,chaudetréconfortant.Oh,çasentbon ! Çasentlafleurd’oranger, ledouxparfumdemaman.

Unefoisseule,Hannahplongedanslebacetprofitedecemomentdedélassementquiluiestoffert.MonDieu,cequec’estagréable! Chaquepartiedesoncorpsquiaétémisàrudeépreuvecesderniersjourstrouvereposetréconfort. Etceparfum, ceparfumsifamilierquil’enveloppeentièrement.Maisquelbienfait! 

Lorsquelapetite,toutapaisée sortdesonbain,elletrouvedesvêtementsàsataille,propresetquieuxaussisententbon. Unefoisqu’elleestapprêtée,Hannahsortetrejointlesautres.Ellesesenttouteneuve,toutereposée.

HannahremercieEstherpoursaprévenance, lebain,leshuilesessentiellesdefleurd’oranger,lesvêtementspropres.

« Àquisontcesvêtements? »

« Àmapetitesœur. Elleestàpeineplusgrandequetoi. »

« Etcommentastusuquec’étaitleparfumdemamaman? » 

« Maisjenelesavaispas.  Ça,c’estsûrementunsignedeladélicatessedeDieupourtoi.Ilsavaitcedonttuavaisbesoin. »

« Moij’aiplutôtl’impressionqueDieu, ilyaautrechoseàfaireencemomentquedesepréoccupersij’aiprismonbainousij’aisentileparfumdemamaman. »

« Maisdétrompe-toi Hannah,Dieu,situl’invitescheztoi,ilpeutagirpiletuasbesoin, dansleconcretdetonquotidien.Tusais,ilsaitmêmeparfoiscedonttuasbesoinavantquetoimêmetunesachescedonttuasbesoin ! SitusavaisledondeDieu,  petiteHannah. »

« Esther, jenesuispascertainedebiencomprendrecequetumedis… »