Le lendemain matin, notre petite équipe est prête à reprendre la route direction Capharnaüm. Mais cette fois ci, pas de chevaux, pas de chameaux mais des bœufs. Eh non, ils ne montent pas directement dessus, ne vous inquiétez pas pour eux, la séance de rodéo n’est pas au programme.
Les bœufs tirent une charrue en bois. Un ami de l’oncle de Mataï, tisserand, doit livrer des étoffes à Capharnaüm. Voilà nos trois voyageurs confortablement installés à l’arrière de la charrette. Enfin, confortablement…Il n’y a pas de route, mais des chemins de terre avec quelques pierres de-ci de-là. Et voilà nos héros chahoti-cahotant vers Capharnaüm.
« Ouh là là, on est secoué dis donc! On aura vraiment essayé tous les moyens de transport. » dit. Hannah en riant à Michel.
Au bout de quelques heures, les voilà qui approchent de Capharnaüm. Le tisserand arrête la charrette pour que ses bœufs boivent. Hannah et Michel descendent pour se délasser les jambes. Michel regarde au loin. C’est si beau la mer à perte de vue. Nathanaël, lui, marche en avant vers Capharnaüm.
« Ça va me faire du bien, leur crie-t-il. Je vous retrouve sur le chemin, vous me rattraperez. »
Quelques minutes plus tard, semblant sorti de nulle part, une garnison de soldats romains les encerclent. Ces derniers s’adressent au tisserand d’un ton sévère et accusateur. « La douane nous a informés que tu n’avais pas payé la taxe pour les tissus. » Le tisserand s’énerve en lui disant qu’il n’y avait pas de douane par le chemin qu’il a pris et qu’il a toujours payer ses taxes, qu’il est en règle. Entre les deux hommes, le ton monte rapidement, le tisserand rentre dans une colère sombre et le soldat chef ne s’en laisse pas compter. « Tu nous manques de respect ! Nous réglerons cela à la garnison. » Personne ne plaisante, et personne ne cherche non plus à savoir qui sont ces enfants. Les soldats leur font signe de monter dans la charrette. Hannah et Michel s’exécutent.
Nathanaël, de loin, assiste impuissant à l’enlèvement des enfants par l’armée romaine.
Michel et Hannah sont affolés. Que va t il encore bien pouvoir advenir d’eux?
Lorsqu’ils arrivent à la garnison, le centurion n’est pas là. Ils gèrent une émeute qui a éclaté dans un village de pêcheurs. Faute de quoi on enferme nos héros comme des malfaiteurs. Le tisserand vocifère tant qu’il peut pour ce qu’il estime être une injustice. Les Romains ne plaisantent pas avec les taxes.
Les enfants se rendent compte, qu’enfermé avec eux, il y a un homme au fond, dans le noir. Il a une mine plutôt…plutôt renfrognée. Peut être…peut être lui, il est coupable de quelque chose de grave.
Toute la journée, les enfants restent emprisonnés. Ils sont serrés l’un contre l’autre, n’osent rien dire. Ils ne mangent pas, ne boivent pas, ne parlent que pour se rassurer et pour invoquer l’Esprit Saint de leur venir en aide.
Sur la fin de la journée, le centurion finit par revenir. Les enfants se lèvent pour lui parler. Ils se disent qu’ils vont pouvoir plaider leur cause, mais ce dernier estime qu’il est déjà tard pour entendre le fond du problème et qu’une nuit en prison ne fera de mal à personne… !
